to the poet Nasser Rabach from gaza

L’enfant avait les yeux azur comme la mer qui s’étalait devant lui Ses cheveux noirs luisaient au soleil et lui couvraient les yeux comme une visière. Si on m’avait demandé son origine je n’aurais pas deviné que sa mère était arabe. Elle était assise sur une chaise en plastique enfoncée dans le sable mouillé. J’ai contemplé les yeux marron de ma fille qui jouait dans le sable. Un bébé aux yeux bleus riait dans les bras de sa mère au visage enveloppé d’un voile noir. Les enfants creusaient et remplissaient de sable un camion jaune. Ma fille a rempli des petits seaux Et construit des châteaux. Ils se sont jetés sur la mer et ont jeté des coquillages dans l’eau. Ma fille s’est levée et a jeté le sable des châteaux dans la mer. Leur mère a crié contre l’un d’eux parce qu’il avait jeté une canette bleue dans l’eau. Ma fille a continué de jeter du sable dans l’eau, puis elle a couru, s’est accroupie Et a jeté des boulettes de sable mouillé dans l’eau. Ils n’étaient pour elle rien d’autre que des enfants.

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