pour Matiah

 

  Good morning, my friend, I was specially busy these last days with medics & hospital. My son has to undergo surgery in the next weeks. It's a real daily bad, surrealistic dream. But it happens. We spoke about that (during Gaza strikes): priority to the life, how to face the deep, unlimited injustice of the world. Writing against that, but also for the people we love. Sometimes, I think that, in the actual state of the world, people are more often unified by violence & hatred than by values of justice & love

Le visage

où  commence le

monde

souffle

chardon

parole

ce qui reste

à la rinçure

des nuits

tu as posé

 le nom

au  profond

de l'étoile

il reste encore

à brûler

la lumière

*

Personne ne demande

à l'oiseau

de s'arracher au vide,

comme si le ciel était moins fragile

que notre chemin de mots.

*

Charbon

dans le corps

étoupe dans la bouche

des sirènes

Jonas au fond de la baleine

tait son dieu

au nom des enfants

 *

lumière fut

par tes yeux

pour la lumière

de l'enfant

dans l'alvéole

         des os

un peu de lumière

chassée du monde

 *

que le verbe soit –

au commencement

           était la lumière

           une altération du

           rêve

 *

 l'arbre

est le père

         du feu

l'arbre

stabilise le ciel

Les oiseaux se glissaient sous tes doigts avec leurs brassées de nuit il sentaient bon le café que nous prenions ensemble ce matin à Ramallah. Je sais que les arbres ont marché toute la nuit. Tes rêves étaient les miens; de la nuit la plus noire que le café du marin, plus rouge que le sang de nos assassins. 7 fois les yeux de nos enfants se sont ouverts, les pierres poussent dans ta bouche, pour être plus légères que la lumière, mon frère, elles crient comme les mots que nous devons sauver, malgré le désespoir.

lever le voile

du jour

sur ce feu

éteindre

l'eau

des larmes

creuser encore

l'amande

du souffle

habiter

la terre

comme l'herbe

résister

réveiller

le soleil des enfants

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